La Ville multiplie les initiatives en faveur des personnes en difficulté
Confrontée à une conjoncture économique difficile liée à la crise, la ville d’Antibes Juan-les-Pins a choisi de poursuivre une politique d’investissement forte (voir Infoville n°9 sur les grands projets), tout en continuant d’orienter l’effort en direction des familles les plus démunies. Concrètement, cette volonté se traduit par une subvention accordée au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS, 04 92 91 10 00) en constante progression - budget 11,9 millions d’euros - et par la multiplication des initiatives et des aides en faveur des plus isolés.
Ainsi, tous les budgets de l’aide sociale sont en augmentation et l’aide financière accordée aux personnes en difficulté s’accompagne toujours d’un relais humain qui passe par des initiatives comme “Rompre la solitude”. D’ici quelques jours, cette opération permettra à toutes les personnes isolées de notre commune de recevoir chez elles, la visite d’un bénévole qui viendra passer un peu de temps avec elles. Et avec l’arrivée de l’hiver, la maraude sociale va plus que jamais sillonner la ville pour aller à la rencontre des SDF et leur tendre la main...
L’urgence sociale pour les personnes sans domicile fixe
En 2009(1), 14 937 personnes ont été enregistrées au centre municipal d’accueil des SDF, soit 57 personnes par jour. Là, une prise en charge globale est proposée aux arrivants. Elle va des soins de bobologie à un entretien avec un médecin psychiatre en passant par l’accès à une bagagerie, une laverie, des soins esthétiques, des repas complets et un hébergement. Grâce à un partenariat avec l’hôpital d’Antibes Juanles- Pins, la Croix-Rouge et l’association l’Adrafom différents ateliers artistiques et d’écriture sont accessibles à ceux qui le désirent. Parallèlement, les personnes sans domicile fixe bénéficient d’une prise en charge administrative par un éducateur spécialisé et une assistante sociale lesquels se proposent d’examiner et de faire réactualiser les droits de chacun.
Une prise en charge globale
C’est donc bien une prise en charge globale qui est mise en place dans ce centre municipal qui fonctionne 6 jours sur 7, toute l’année, en accueil de jour. L’accueil de nuit s’interrompt lui du 15 juin au 15 septembre.
Depuis deux ans, notre ville a également mis en place une maraude sociale qui, toute l’année, sillonne la commune trois demi-journées par semaine. Deux travailleurs sociaux, en partenariat avec un médecin de la Croix- Rouge, vont à la rencontre des personnes sans domicile fixe afin d’établir un lien avec eux et de les informer des conditions d’accueil au sein du centre municipal.
Bien entendu, l’accueil se fait sur la base du volontariat, mais ce contact direct a permis en dix mois de rencontrer 172 personnes. Une quinzaine a accepté de rejoindre le centre ou une structure hospitalière. Chaque fois qu’un signalement est fait par un citoyen, la Maraude se déplace systématiquement.
(1) Chiffre arrêté au 31 octobre.
Eugénie, le microcrédit lui a permis de conserver son emploi
Au printemps dernier, Eugénie, 30 ans, aide-soignante à domicile, a été victime d’un accident de deux-roues dans lequel son engin a été complètement détruit. “J’ai alors vu mon banquier pour racheter un scooter mais comme je n’étais pas titulaire de mon emploi, le prêt m’a été refusé…
Le problème, c’est que sans moyen de locomotion, je ne pouvais plus travailler…”
C’est pour faire face à ce genre de situation que la Ville d’Antibes Juan-les-Pins a été la première du département à mettre en place le système du microcrédit personnel.
Ce prêt bancaire - de 300 à 3 000 euros - est un véritable coup de pouce financier pour remettre le pied à l’étrier à des personnes qui souhaitent, par exemple, retrouver ou conserver un emploi. “C’est ce qui s’est passé pour moi - explique Eugénie - j’ai obtenu un microcrédit de 1 500 euros à taux très préférentiel qui m’a permis de me racheter un scooter et donc de conserver mon travail”.
À l’instar d’Eugénie, un antibois d’une cinquantaine d’années a récemment financé sa micro-entreprise grâce au microcrédit : il s’est acheté deux ânes et propose ses services de débroussaillage durable…
Rompre la solitude : une présence pendant les fêtes pour les personnes isolées
Le cap des fêtes de fin d’année est souvent un moment difficile à vivre pour les personnes seules. C’est en pensant à elles que la Ville a instauré, dès l’an 2000, une action baptisée “Rompre la solitude”.
Cette action est possible grâce à un réseau de partenaires parmi lesquels des médecins, des facteurs, des associations, des commerçants qui acceptent de signaler des personnes complètement seules. En 9 ans, ce réseau a su se rendre indispensable pour que l’opération “Rompre la solitude” conserve l’esprit initial dans lequel elle a été créée. Une quinzaine de bénévoles - dont des retraités et des employés du CCAS - se présentent donc pendant cette période au domicile des personnes seules pour passer un moment avec elles.
Ils ne viennent jamais les mains vides et cette attention peut prendre la forme d’un colis festif, d’un bouquet ou encore d’un bon d’achat. Ainsi, à la fin du mois, 334 bénéficiaires se verront offrir un présent et un dessin réalisé par un enfant d’une école d’Antibes Juan-les-Pins.
Au-delà, les personnes inscrites au registre des personnes seules sont suivies toute l’année par le réseau de bénévoles et des agents de veille sociale dont les interventions sont toujours coordonnées par le CCAS.
Plus de 300 repas livrés à domicile chaque jour
Chaque jour, plus de 300 repas sont livrés au domicile de personnes dépendantes de plus de 60 ans. Dans le cadre du maintien à domicile, ce service a connu un véritable appel d’air en 2009 grâce à l’instauration d’une tournée supplémentaire.
Cette cinquième tournée a notamment permis d’absorber toute la liste d’attente et de livrer chaque nouvel inscrit dans les 24 heures qui suivent le dépôt de son dossier.
Cette souplesse a permis de livrer 9 000 plateaux supplémentaires en 2009.
Bien entendu, l’accent est toujours mis sur la qualité nutritionnelle des repas qui sont élaborés sous le contrôle d’une diététicienne. Toujours animée par la volonté de venir en aide aux plus défavorisés, la Ville d’Antibes Juan-les-Pins par l’intermédiaire de son CCAS a choisi de pratiquer des tarifs différenciés qui, dans le cadre d’une prise en charge maximale, mettent le prix du repas à 1,75 euro.
Cantines scolaires, le repas à 0,75 euro pour les familles en difficulté
En 2009, la Ville a choisi de revaloriser les aides en faveur de la restauration scolaire avec pour objectif, d’aider davantage les familles en grande difficulté. La consigne était claire : tous les enfants d’Antibes Juan-les-Pins doivent pouvoir manger quotidiennement à la cantine. Pour cela, trois nouveaux barèmes ont été instaurés avec une prise en charge pouvant aller jusqu’à 75% du prix du repas. Il reste alors 0,75 euro à la famille, soit 10 % du prix réel du repas.
Depuis sa mise en place cette mesure a déjà profité à 517 enfants. L’effort financé pour la Ville est d’environ 80 000 euros.
L’Accueil Thérapeutique de Jour : un moment de répit pour les familles des malades d’Alzheimer
Antibes Juan-les-Pins est l’une des rares villes à s’être dotée d’un centre d’Accueil Thérapeutique de Jour autonome pour les malades d’Alzheimer. Ouvert en octobre 2007, l’ATJ a une capacité d’accueil de 20 personnes par jour.
Ce centre s’inscrit dans la politique municipale de prise en charge globale de la maladie.
Elle débute par le diagnostic rendu par le centre de consultation mémoire de l’hôpital d’Antibes et se poursuit avec les ateliers mémoires du CCAS et l’ouverture, à l’horizon 2011, d’un hébergement temporaire au sein de la future maison de retraite de l’hôpital.
Pour Lucie, c’est un vrai soulagement”
Au quotidien, les malades sont donc accueillis au foyer de la Fontonne, place Jean-Aude. “Mon épouse Lucie a 87 ans et fréquente le centre depuis 2 mois. Cela lui fait beaucoup de bien.Elle est accueillie par des gens très compétents et sur le plan psychologique, c’est un vrai soulagement pour elle” nous confie Jacques. À l’attention des proches et desfamilles, comme Jacques, des groupes de paroles sont aussi organisés avec l’équipe de l’ATJ.
Pour les malades, l’objectif du centre est de rompre l’isolement tout en prévenant l’évolution de la maladie.
Cette étape passe par l’organisation d’ateliers et d’activités. Cela peut prendre la forme de jeux, d’exercices physiques ou de mémoire ou encore se traduire par la participation à une chorale et à des ateliers de cuisine thérapeutique. Les malades sont entourés de professionnels et bénéficient tous les trois mois d’un bilan individuel effectué par la neuropsychologue afin d’adapter le projet thérapeutique. Les tarifs de l’ATJ sont fonction du degré de dépendance du patient et de ses ressources. Le centre fonctionne du lundi au vendredi de 9h à 17h30 (accueil fermé à Noël et en août).